L'économie bleue, un puissant levier de développement

Source : creditagricole.info La contribution économique mondiale des activités liées à la mer devrait doubler d’ici 2030. La France possède la deuxième zone économique exclusive maritime (ZEE) de la planète derrière les Etats-Unis, grâce en particulier à ses territoires d’Outre-mer. Elle est à portée de magnifiques potentiels à explorer et porte aussi la responsabilité d’un développement équilibré. L’économie bleue navigue au XXIe siècle entre activités historiques et émergentes. Les entrepreneurs de la mer battent le pavillon de l’artisanat comme celui de l’industrie. Le secteur historique rassemble les principales activités matures comme la construction navale, les activités portuaires et le transport maritime, la pêche, la transformation des produits, le nautisme, la plaisance, le tourisme balnéaire et les énergies fossiles. Dans les activités émergentes, on distingue des entreprises à fort potentiel autour, par exemple, des énergies maritimes renouvelables, des biotechnologies et de l’exploitation durable et raisonnée de ressources biologiques.   À l’heure de l’économie bleue Pour se saisir des enjeux maritimes dans toute leur complexité, le Crédit Agricole s’entoure d’experts : Cluster maritime français, Ifremer, pôles de compétitivité… À chaque domaine, sa feuille de route. Côté pêche, conchyliculture et ports, il s’agit d’accompagner les changements structurels. Pour soutenir la croissance du nautisme et celle de l’énergie, des solutions de financement originales s’imposent. Pour encourager les biotechnologies et l’innovation dans son ensemble, c’est de partenariats multiformes qu’il est question, notamment via l’écosystème des Villages by CA. Quels moyens sur le terrain ? « Formation ! répond Philippe Coquil, responsable de la filière Mer au Crédit Agricole du Finistère, pour faire monter les conseillers en compétences. » Et, sur le modèle initié en Finistère et en Aquitaine, créer des filières Mer régionales, pivots de l’expertise, des offres dédiées et de l’accompagnement global des projets. Dans les mois à venir, chacune des vingt Caisses régionales littorales et ultramarines du Crédit Agricole devrait s’être dotée de sa propre filière. « Chez nous, cette organisation fait désormais référence pour les clients. » Et Jean-Marie Malherbe d’ajouter : « La mer est un domaine économique en devenir important pour les Caisses régionales concernées. » Heureux comme un plaisancier en France Le nautisme se porte bien. Serge Pallarès - directeur du port de Saint-Cyprien et président de la Fédération française des ports de plaisance - en atteste, citant neuf millions de plaisanciers familiers des ports bleu-blanc-rouge, servis par 5 000 entreprises. Les défis, pourtant, ne manquent pas. « La croissance soutenue du nautisme implique une transformation profonde du port de plaisance. De plateforme technique de stationnement, il devient un lieu de vie. Au-delà des aménagements nécessaires pour accueillir des bateaux plus longs, il s’agit de s’adapter aux nouveaux usages et attentes en termes de services. Le site portuaire doit aussi renforcer ses liens avec les territoires côtiers pour proposer des incursions culturelles qui feront de l’escale nautique une expérience unique. » Pour rénover et innover, Serge Pallarès confirme la nécessité d’un solide accompagnement bancaire, tel qu’il le trouve auprès du Crédit Agricole Sud-Méditerranée. Aider à prendre les bonnes décisions, sécuriser les investisseurs, monter des partenariats financiers innovants… c’est un métier. Armement à la pêche, les producteurs s’organisent Face au péril de la délocalisation, point de fatalité, mais des projets à bâtir entre partenaires ancrés au littoral. C’est ce que nous dit la belle histoire de Scopale. Voyant la capacité de flotte du port de Boulogne-sur-Mer menacée par la perte de navires, trois acteurs locaux fondent Scopale en 2015. Le groupe des Coopératives maritimes étaploises (CME) et Scapêche (premier armateur de pêche fraîche en France, détenu par Intermarché) ont chacun 40 % des parts. L’armateur boulonnais Le Garrec détient les 20 % restants. Le principe ? Scopale achète des bateaux destinés à la vente à l’international, revend les coques nues, conserve licences et quotas pour les transférer sur des bateaux neufs. Les bateaux, construits en petite série afin d’optimiser les coûts, sont détenus à 70 % par Scopale et à 30 % par des artisans-pêcheurs. Trois bateaux issus de ce modèle sont déjà en activité et deux autres en chantier. « Le Crédit Agricole Nord de France, qui connaît nos enjeux, nous a permis d’entreprendre dans des conditions favorables », explique Éric Gosselin, président de Scopale.